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LA POESIA DI PATRICIA GUÉNOT XXV/2007
Prière à la pendule - Visage du bonheur - Mort aimable - Visage du bonheur

Patricia Guénot

Prière à la pendule

Pendule venimeuse au tic tac hivernal,
Spectatrice assidue de mon chagrin polaire,
Tu ponctues sans répit mes rêves solitaires
De tes jambes glacées, habillées de métal.

Fièrement suspendue à un crochet mural,
Inlassable poison au pas atrabilaire,
Tu découpes ma vie en tranches éphémères
Dont l'affreux défilé ravit l'ange du mal.

Impassible témoin de mes journées amères,
Renonce à la froideur de ton masque de verre,
Pour danser sous mes yeux un ballet infernal.

Au lieu de ciseler mon ennui funéraire,
Immerge ma douleur dans un gouffre spiral,
Avant de prolonger mon bonheur idéal.

Visage du bonheur

Sur la photo en noir et blanc,
Ton visage de porcelaine
Affiche une joie souveraine,
Imperméable aux faux-semblants.

Retranché dans l'arrière-plan
Orné d'une lune lointaine,
Le jardin planté de vieux chênes
Cèle nos souvenirs brûlants.

Les diamants de tes yeux s'égrènent
En éclats jaillis par centaines
Devant mon visage tremblant.

Ton sourire gracieux m'entraîne
Sur le chemin étincelant
De notre unisson insolent.

Mort aimable

Quand le passé déverse un torrent de souffrances
Nichées dans les recoins de chaque souvenir
Sur mon cœur affaibli, dépourvu de désirs,
Sinistre compagnon de ma désespérance ;

Quand le présent répand l’amère putrescence
De la vaine amitié, zélée à me trahir,
Sur mon âme blessée, épuisée de subir
L’implacable poignard de l’infernal silence ;

Quand le linceul glacé qui couvre l’avenir
Étouffe l’horizon qui commence à noircir
Sous les feux maladifs d’un soleil sans défense ;

Mon esprit avisé m’intime de mourir
Afin de mettre un terme au désarroi immense
Qui creuse mon tombeau dans la nuit qui s’avance.


Visage du bonheur

Sur la photo en noir et blanc,
Ton visage de porcelaine
Affiche une joie souveraine,
Imperméable aux faux-semblants.

Retranché dans l'arrière-plan
Orné d'une lune lointaine,
Le jardin planté de vieux chênes
Cèle nos souvenirs brûlants.

Les diamants de tes yeux s'égrènent
En éclats jaillis par centaines
Devant mon visage tremblant.

Ton sourire gracieux m'entraîne
Sur le chemin étincelant
De notre unisson insolent.
Patricia Guénot

www.gazzettadisondrio.it – 30 IX 07 – n. 27/2007, anno IX°

 
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