Poèmes salvateurs Pendant que, jour et nuit, dans ta prison liquide, Ballottée sur les flots de mirages pervers, Tu laves ton passé en taquinant l’enfer Dont le maître déroule une corde perfide ;
Pendant que tu dilues les souvenirs putrides De ton âme étouffée par un chagrin amer Dans ton fumeuIX poison au parfum de l’hiver Sous le regard sournois du temps qui se dévide ;
Je compose pour toi un bouquet insolent D’images réunies en poèmes brûlants Où scintillent les feuIX de ma chaude tendresse.
Je lance mes sonnets pétris d’espoir radieuIX Vers ton jardin désert dont la froideur m’oppresse, Afin que leurs diamants illuminent tes yeuIX.
Du rade au violon Dans un rade cradingue en plein nord de Paris, Quatre loustics véreuIX taquinent des gonzesses Venues bouffer un steak qui baigne dans la graisse, Avant de retourner à leur turbin pourri.
Quand deuIX poupées, lassées de ces cons malappris Qui se fendent la gueule en leur pinçant les fesses, Menacent d’appeler les condés en vitesse, Les vicieuIX venimeuIX torgnolent les souris.
Trois apprentis truands auIX vêtements pouraves, Attirés par les cris, se jettent sur les caves Qu’ils terrassent fissa à grands coups de poignards.
Rencardés par le boss, cinq poulagas rappliquent, La matraque à la main, pour mater les lascars Qui, sortant du violon, connaissent la musique.
Jardin d'hiver Dans la nuit ténébreuse, auIX portes de l’enfer, Les vieuIX désabusés promènent leur carcasse Sous le dais protecteur des arbres qui enlacent Leurs feuillages d’argent au bruissement amer.
Loin de la ville grise où le spectre pervers De l’ambition déverse un torrent de menaces Sur le cœur des humains que la faiblesse agace, Le temps se ralentit dans le jardin d’hiver.
Les vieillards endurcis, sourds auIX vaines souffrances, Offrent leur avenir auIX griffes du silence, Sous l’œil indifférent des astres fugitifs.
Quand l’aile redoutée de la mort implacable Emporte froidement un squelette chétif, Ses pairs noient les débris de ses châteauIX de sable. Patricia Guénot
www.gazzettadisondrio.it – 10 IX 07 – n. 28/2007, anno IX° |