Avril, prince éclatant
Avril, prince éclatant, tu viens et tu t'installes. Les giboulées sont loin, merci pour ta chaleur. S'habiller plus léger nous met de bonne humeur. Tu réchauffes les fleurs qui ouvrent leurs pétales.
Exhalant leurs parfums, leurs beautés pastorales, Les jardins enchanteurs se parent de couleurs Et d'œufs en chocolat pour le gourmand bonheur Des enfants découvrant ces nouveautés florales.
C'est l'heure de l'agneau et des joyeux festins, Du soleil caressant qui embellit le teint, Des poissons savoureux pêchés par le grand-père.
Les arbres odorants dévoilent leurs bourgeons. La jonquille fleurit, on plante les fougères. On sourit au futur, au printemps, aux pigeons.
Féminité radieuse Les robes des poupées abritent des mystères Que les hommes pétris de désirs indécents Convoitent sans répit d'un œil concupiscent, Prophète silencieux d'étreintes éphémères.
Dans les yeux féminins que la tendresse éclaire, S'étale un océan dont les flots frémissants Lavent l'humanité de ses larmes de sang, Répandues sur l'autel de la haine ordinaire.
Dans un fervent creuset de rires jaillissants, Elles sèchent les pleurs quand le soleil descend Sur le soir barbelé de chagrins solitaires.
Leurs mains sèment des fleurs de joie sur le versant De l'avenir empreint de volupté légère, Tandis que leurs amants, déchus, se désespèrent. __._,_.___ Patricia Guénot
www.gazzettadisondrio.it - 10 IV 08 - n. 10/2008, anno XI° |