Murée dans sa carcasse molle Que laboure un chat pestilent Au miaulement horripilant, La marionnette se désole.
En rêve, la poupée s'envole Dans les bras d'un prince galant, Monté sur un étalon blanc Qui, jusqu'à l'aube, caracole.
Sitôt que le soleil brûlant Caresse son corps indolent, Elle amorce une danse folle.
Lorsque son maître turbulent Rentre de sa journée d'école, Elle prie pour qu'il la cajole.
Patricia Guenot
www.gazzettadisondrio.it - 10 VIII 2006 |