Ancora alcune poesie inviateci dalla poetessa parigina
Honte amère Je suis l'ange qui rit jusqu'à la déraison Des futiles douleurs des ignobles mortels, Acharnés à créer des jouets si cruels Qu'ils parviendront bientôt à brûler l'horizon.
Je suis la solitude érigée en prison Où l'humain égoïste, au cœur pétri de gel, Moisit sous le regard du soleil éternel, Implacable meneur du ballet des saisons.
Je suis le soir ultime, aux portes du néant, Impassible témoin des massacres géants Qui hâtent le trépas de la Terre putride.
Je suis la honte amère, imprégnée de tristesse, Face au noir écheveau d'horreurs, qui se dévide Jusqu'au caveau glacé que creusent vos faiblesses.
Visage du bonheur Sur la photo en noir et blanc, Ton visage de porcelaine Affiche une joie souveraine, Imperméable aux faux-semblants.
Retranché dans l'arrière-plan Orné d'une lune lointaine, Le jardin planté de vieux chênes Cèle nos souvenirs brûlants.
Les diamants de tes yeux s'égrènent En éclats jaillis par centaines Devant mon visage tremblant.
Ton sourire gracieux m'entraîne Sur le chemin étincelant De notre unisson insolent.
Délivrance ultime J'ai transpercé d'un coup de lance Le cœur glacé de la poison Qui m'enfermait dans la prison De sa méchanceté immense.
Dans la nuit bardée de silence, Je bois du whisky à foison En composant une oraison Pétrie de fausse bienveillance.
Le soleil darde à l'horizon De gais rayons au diapason De ma flamboyante espérance.
Je quitte à jamais la maison De nos quotidiennes souffrances Pour célébrer ma délivrance. Patricia Guénot
www.gazzettadisondrio.it - 20 XII 06 |